Une PME qui exporte vers l’Afrique de l’Ouest nous montre son site : élégant, rapide, bien construit. Nous ouvrons la même page depuis un téléphone d’entrée de gamme, sur un réseau contraint. Douze secondes d’attente, un menu qui ne s’ouvre pas, un formulaire de contact qui exige une adresse postale au format français. Le site n’est pas mauvais : il est fait pour d’autres visiteurs que ceux qu’on veut atteindre.
Trois écarts qui coûtent des prospects
Le poids des pages. Les images non compressées et les polices chargées depuis l’extérieur passent inaperçues sur une fibre européenne. Elles doublent le temps d’affichage sur un réseau mobile saturé.
Le parcours de contact. Sur beaucoup de marchés africains, la conversation démarre par messagerie instantanée, pas par un formulaire. Un numéro cliquable et un lien de messagerie bien placés valent mieux qu’un champ « objet de votre demande ».
Les références implicites. Prix affichés dans une seule devise, moyens de paiement absents du marché visé, adresses au format d’un seul pays : autant de signaux qui disent au visiteur « ce site n’est pas pour vous ».
Le test à faire aujourd’hui
Ouvrez votre site sur un téléphone, en bridant le réseau, et essayez d’accomplir l’action que vous attendez d’un prospect. Chronométrez. Si vous n’y arrivez pas en moins d’une minute, vos visiteurs n’y arrivent pas non plus.

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